
De 1800 à 1831, les conseillers municipaux et le maire ne sont plus élus au suffrage universel, mais nommés par le préfet.
Jusqu’en 1802, il n’y a qu’une seule paroisse et qu’un seul curé habitant au Vieux-Bourg. L’ancienne église de Sainte-Consorce, située dans le hameau du Vieux-Bourg et donc dans le centre historique, est excentrée vis-à-vis de son territoire, surtout depuis la cession des hameaux de Larny et Valency à Pollionnay. De plus, le bâtiment est en très mauvais état.
En 1804, l’église est rétrogradée au rang de chapelle par l’archevêché. L’église de Marcy devient la nouvelle église de la paroisse. Les curés y sont nommés et y résident, alors que le nombre de fidèles est 2 à 3 fois moindre… par rapport au Vieux-Bourg. Première grogne des habitants de Sainte-Consorce…
En 1808, le préfet nomme le nouveau maire de la commune qu’il désigne comme étant le maire de la commune de « Marcy et Sainte-Consorce »… Un décret impérial confirme la rétrogradation de l’église de Sainte-Consorce au rang de chapelle soulevant l’indignation des habitants de Sainte-Consorce.
Une lutte s’engage alors entre les représentants de Marcy-Le-Loup et Sainte-Consorce pour prendre le contrôle du village. Le conseil municipal traverse une crise au sujet de la construction et du financement d’un nouveau presbytère à Marcy. Les représentants de Marcy au conseil sont plus nombreux que ceux de Sainte-Consorce bien que la population soit moins importante. Le presbytère de Sainte-Consorce est vendu pour subvenir en partie à la construction du nouveau presbytère de Marcy. Le terrain du nouveau presbytère est donné par Lacroix de Laval, frère du maire de Lyon de l’époque…
Sainte-Consorce devient au niveau communal un hameau de Marcy où les offices ne sont plus célébrés !
La colère est telle que les habitants de Sainte-Consorce accueillent de 1817 à 1822 des chapelains résidants, non nommés et non rémunérés par l’archevêché, mais « entretenus » par les habitants. Les habitants du hameau de Sainte-Consorce désaffectent alors les offices religieux de Marcy.
Des esprits profitent alors de la situation pour pousser les habitants à se convertir au protestantisme. Des protestants venus de Lyon se réunissent chez la veuve Cazot. Le maire de Sainte-Consorce, Lacroix de Laval et le préfet de Lyon s’opposent à ses rassemblements sous prétexte de débordements.
Le roi Charles X met fin à cette situation à partir de 1825 en faisant en sorte que deux curés soient nommés, l’un à Sainte-Consorce et l’autre à Marcy-Le-Loup.

