Environnement : qui fait quoi au niveau de l’administration ? Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

12 mars 2024

Qui fait quoi au niveau de l’administration ?

Les contrôles de la présence de PFAS concernent plusieurs domaines : les rejets industriels, l’eau de consommation, les milieux (air, sols, milieu aquatique), les denrées alimentaires, etc.

La surveillance de l’eau de consommation est assurée par l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes qui agit pour le compte des Préfets de département. Elle assure le pilotage du contrôle sanitaire de l’eau avec des laboratoires agréés et émets de recommandations en cas de besoin.

La surveillance des denrées alimentaires, notamment celles qui sont commercialisées est assurée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Forêts (DRAAF) Auvergne-Rhône-Alpes.

La surveillance des milieux et sur les sites industriels est assurée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), Auvergne-Rhône-Alpes.

Il s’agit donc d’un travail et d’une coordination interministérielle, assurée par les préfets de département et par la préfète de la région.

Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

L’ARS précise que « la Personne Responsable de la Production ou de la Distribution de l’Eau (PRPDE) est la responsable directe de la qualité de l’eau distribuée qu’elle est tenue de vérifier ; en cas d’anomalies, elle doit prendre des mesures correctives, informer les usagers, le maire, le préfet et l’ARS ».

Il revient donc aux exploitants de mettre en œuvre un plan d’action destiné à rétablir la qualité de l’eau distribuée « dans les meilleurs délais ». Ils sont tenus d’agir sous deux mois et de faire réaliser les travaux dans les trois ans. 

Le SIDESOL (Syndicat Intercommunal de Distribution d’Eau du Sud-Ouest Lyonnais), présidé par le maire de Vaugneray Daniel Jullien (PRPDE), envisage des améliorations en plusieurs étapes :

  • diluer son eau avec celle de la Métropole prise à Saint-Genis-Laval et Brignais, l’eau de la nappe du Garon. « Pour cela il faut créer une interconnexion en mettant en place des vannes pilotables de gros diamètre. Cela va nous coûter 300 000 euros et devrait être réalisable d’ici le mois de mai. »
  • Deuxième chantier à envisager avec de lourds travaux, ceux de l’usine de traitement des eaux du syndicat Rhône Sud, qui fournit un tiers de son eau au SIDESOL. L’objectif serait de modifier l’usine pour renouveler plus rapidement son charbon actif.
  • Enfin, à plus long terme encore, le SIDESOL va étudier l’implantation d’un nouveau puits dans une zone moins sujette aux PFAS, sur Millery. Mais cela, plutôt « à horizon cinq ou six ans ».

Reste la question de qui paie : car augmenter le prix de l’eau pour l’usager semble difficilement acceptable. « Il va falloir se poser cette question : qui finance ? Les usagers n’y sont pour rien. Là, on règle l’urgence, mais la pollution est apportée par les industriels, et il faudra trouver un financement potentiel à tout cela. »

Le SIDESOL aurait demandé des subventions à l’Etat et à l’Agence de l’Eau… A suivre !

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