Difficultés Commerces à Sainte-Consorce : Pourquoi la Boucherie a Fermé

La lettre apposée sur la vitrine est venue confimer les craintes que certains clients avaient en ne voyant pas la boucherie réouvrir à la fin des vacances d’été.

Il n’y a donc plus de boucherie à Sainte-Consorce.

Voici le texte du gérant, Alexis :

FERMETURE

Voilà, c’est fini
Je ferme la Boucherie, et ce n’est pas de gaieté de coeur.

Mais quand un village se vide, que les commerces ferment — comme la Boulagerie récemment — et que les clients ne sont plus au rendez-vous…

Je ne peux plus tenir.
J’ai tenu tant que j’ai pu, je me suis accroché pour la vie du village,
pour un service de proximité, pour vous clients fidèles.

Mais à un moment, quand il n’y a plus assez de ventes,
il faut ouvrir les yeux : ce n’est plus viable. Je travaille à perte, je m’épuise, et pour quoi ?
Pour voir les portes se refermer quand même.

Je n’avais pas prévu de fermer.
Je voulais continuer mais je n’en ai plus les moyens.

Merci à celles et ceux qui ont continué à me soutenir jusqu’au bout.

Maison Chapelle
Boucherie

En octobre 2024, lorsque j’avais assisté à une réunion de conseil municipal, le témoignage du boulanger, Jean-Christophe, qui était venu solliciter une prise de parole au tout début de la séance (pour relater de la situation de sa boulangerie), avait mis en garde la municipalité d’un probable effet boule de neige : « si j’arrête, d’autres arrêteront ».

Nous y sommes.

De quoi rester perplexe sur l’implantation de nouveaux commerces de bouche à Sainte-Consorce, dans la configuration classique historique : boucherie, boulangerie, … et sur la viabilité des derniers commerces (hors santé) existants : supérette, vente de pizzas à emporter 2 jours /semaine et coiffeur.

Le Centre-Bourg n’est pas sur un lieu de passage : de facto, les commerces vivotent.
Les commerces du village ont une grande concurrence à proximité : ceci est dû à l’étroitesse du territoire de Sainte-Consorce. Les opportunités pour se fournir dans d’autres commerces d’alimentation sont nombreuses. Le territoire est éclaté.
Les habitudes alimentaires changent.
Ce n’est pas le nombre d’habitants implantés sur la commune qui va changer la donne : depuis les années 80 pas plus de commerces bien au contraire pourtant la population a plus que doublé.

Les réflexions sur le PLU en cours sont fondées sur une photo de l’existant qui semble avoir été générée par l’intellignece artificielle : tout va bien, des commerces se sont installés. Alors continuons!

Dès lors ne faut-il pas aborder la question de manière différente après des dizaines d’années d’essai dans cette configuration? Travailler à des scénarios de rupture. Personnellement je pense qu’e oui : il faudra faire d’autres choix.

Votre avis? Sondage ci-dessous et/ou commentaires en bas de page.

« La Petite Boulangerie » c’est fini!

La lettre apposée sur la vitrine ne fait aucun doute : début mars il n’y aura plus de Petite Boulangerie à Sainte-Consorce.

Voici le texte du gérant, Jean-Christophe :

« Chers clientes, chers clients,

C’est avec une immense peine que je vous annonce la fermeture définitive de votre Petite Boulangerie, début mars.

La baisse significative de la fréquentation depuis un an aura eu raison de votre commerce.

L’engagement quotidien de mon équipe pour faire vivre la boulangerie n’aura pas suffi à lui seul pour éviter le stress, la fatigue morale et les désillusions à propos de notre projet de village.

Sainte-Consorce est « un village dortoir », « on ne monte pas à Sainte-Consorce on y passe », voilà quelques-uns des termes entendus pour définir le village face à ce triste constat.

J’étais enthousiaste il y a trois ans lors de la reprise du commerce; je croyais en un commerce de proximité… je m’aperçois aujourd’hui que ce n’est plus vraiment le cas.

Je tiens malgré tout à remercier mes plus fidèles clients depuis trois ans. Soyez sûrs de ma reconnaissance.

Je tiens aussi à remercier chaleureusement mon équipe, Jean-Yves mon boulanger et fidèle complice, Maxime, mon pâtissier, innovateur et talentueux, Solène ma vendeuse du week-end avec sa joie de vivre.
Je leur souhaite bon vent pour la suite.

Votre boulanger, Jean-Christophe« 

En septembre ou octobre, lorsque j’avais assisté à une réunion de conseil municipal, la seconde personne présente dans le public était Jean-Christophe. Il avait sollicité une prise de parole à Mr le Maire avant le début de la séance pour relater de la situation de son entreprise.

Un appel au secours.

Face aux factures d’électricité, à une fréquentation en berne depuis la fin du COVID et au relèvement de son loyer communal, il n’y arrivait plus… Mis en redressement, il parlait d’une fin proche de son activité.

De quoi rester perplexe sur l’implantation de nouveaux commerces à Sainte-Consorce, car la situation n’est pas forcément reluisante ni pour le Proxi ni pour la boucherie.

Ne faut-il pas aborder la question de manière différente après des dizaines d’années d’essai dans cette configuration?
Le Centre-Bourg n’est pas sur un lieu de passage : de facto, les commerces vivotent.
Le village a de nombreux voisins dans un rayon immédiat : ceci est dû à l’étroitesse de son territoire. Du coup, les opportunités pour se fournir dans d’autres commerces d’alimentation de communes voisines sont assez nombreuses.
Les réflexions sur le PLU en cours risquent de ne pas changer grand chose à ce contexte géographique….

Votre avis? Sondage ci-dessous et/ou commentaires en bas de page.

Vous pouvez répondre au sondage! Mais si vous préférez en dire plus sur cette fermeture de commerce ou pour compléter le sondage, vous pouvez laisser un commentaire en bas de cette page.

A partir du 11 mars prochain, un dépôt de pain, de viennoiseries et de pâtisseries sera proposé par la boucherie Chapelle de Sainte-Consorce. Vous pourrez également vous procurer le journal « Le Progrès » dans ce commerce.

Évolution démographique à Sainte-Consorce depuis 1801

 
L’évolution du nombre d’habitants dans la commune est connue grâce aux recensements effectués sur la population depuis 1801. L’INSEE est en charge des recensements depuis 1999. L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques est une direction générale du ministère de l’Économie et des Finances. Il a pour mission de collecter, analyser et diffuser des informations sur l’économie et la société française sur l’ensemble du territoire.

Evolution démographique de Sainte-Consorce à partir de données issues de différentes sources dont celles de l’INSEE

Ce graphique retrace l’ensemble des statistiques depuis 1801. De manière générale, on peut remarquer :

  • La chute importante de la population (40%) suite à la scission du territoire avec Marcy le Loup de 1872 : la division du territoire en deux parties égales de 5,8 km2 chacun a amputé la population de 314 habitants sur les 774 recensés en 1866.
  • La légère décroissance du nombre d’habitants jusqu’en 1960 : quid du baby-boom ? Il n’y a pas eu d’effet sur le nombre d’habitants à l’issue de la Seconde Guerre mondiale . Quelles en sont les raisons ? A cette époque, les villes grossissent plutôt bien au détriment des campagnes. 
  • Une croissance en nombre d’habitants : de 410 habitants en 1966 à 2147 habitants en 2024. 

Ce second graphique montre plus distinctement les étapes clés de cette évolution. Il indique les pourcentages annuels moyennés du nombre d’habitants basés sur les recensements qui ont lieu tous les 4 ans désormais, et qui avaient lieu tous les 5 ans auparavant. 

Evolution annuelle du nombre d’habitants (1806-2024)

Comment le calcul est-il réalisé? Si on prend l’exemple de la période 1866-1871, à l’époque de la scission du territoire de Sainte-Consorce avec Marcy-Le-Loup, la population a diminué de 40,6% passant de 774 à 460 habitants. Le recensement a lieu tous les 5 ans à l’époque, ce qui nous fait une évolution négative de 8,1% par an du nombre d’habitants sur cette période. D’où l’expression « Evolution annuelle moyennée ».

On se rend compte sur ce graphique des étapes fortes de l’évolution démographique de Sainte-Consorce :

  • 1966 puis 1971 ont constitué les années « phare » de l’expansion démographique (8,5% par an): c’est le retour à la nature ou la possibilité de construire sa maison via la construction de lotissements et d’habitations sur des parcelles en moyenne de 1500 à 2000m2.
  • cette tendance va se poursuivre jusqu’à la fin des années 90 avec des évolutions annuelles du nombre d’habitants situées entre 2 et 3%.
  • depuis le début des années 2000 et jusqu’en 2016, c’est moins de 2% de croissance démographique, un taux au plus bat depuis 50 ans.
  • entre 2016 et 2020 un sursaut à 1,7% est effectué principalement à priori avec les 2 immeubles construits avenue des combattants et rue des Monts
  • en 2024 et par rapport à la période 2020-2024 cette fois-ci, l’évolution n’est plus que de 1% par an : l’effet de l’immeuble de la rue de Verdun et de ses 35 appartements vraissemblablement.

Dès lors, on ne peut pas dire que « le nombre d’habitants stagne, voire qu’il est en baisse » : le nombre d’habitants n’a jamais été aussi élevé et le pourcentage d’augmentation de la population est de 1% sur les quatre dernières années (2020-2024). Mais il est vrai que cette croissance démographique est en panne depuis le début des années 2010.

Evolutions démographiques comparées de Sainte-Consorce et Marcy-l’Etoile (1968-2024)

Quel est l’objectif de taux de croissance de la population? Y a t-il lieu d’être pessimiste sur ce taux de croissance démographique ? Marcy-l’Etoile notre soeur de sang vit depuis 2016 une décroissance du nombre de ses habitants alors qu’elle est, selon les classements d’attractivité, bien mieux placée que Sainte-Consorce.

Préserver les vues à Sainte-Consorce

Avec cette ancienne carte postale on comprend mieux pourquoi les habitants de Sainte-Consorce avaient voulu transférer le Vieux-Bourg au Centre actuel. A l’époque pas de monuments aux Morts et une vue magnifique sur la plaine en contre-bas.

Nos courageux ancêtres consorçois avaient initié le transfert du centre village vers le hameau du Massenot : situé alors dans un « trou » les cloches du Vieux-Bourg étaient inaudibles sur l’ensemble du territoire, comprenant alors Marcy-le-Loup. Notre centre actuel avait été choisi en 1872 sur un point haut pour construire la nouvelle église, le presbytère puis la Mairie afin que le son des cloches soit mieux diffusé. Une position plus centrale au niveau du territoire et une vue déjà sublime à l’époque avaient été des arguments forts pour initier cette évolution.

Les années ont passé et le Momument aux Morts a été édifié, les terrains ont été construits ainsi que la nouvelle école primaire.

Vue depuis le monument aux Morts en 2016

Puis ce terrain, occupé par une maison individuelle jusqu’en 2016 a été vendu. Situé juste à côté du Monument aux Morts, il aura révélé un potentiel visuel extraordinaire : lors de la démolition de l’habitation et l’arrachage des arbres sur la parcelle, la vue Sud-Est était tout simplement époustouflante! Quel bel emplacement pour réaliser un belvédère sur la plaine lyonnaise et garder un visuel extraordinaire depuis la place et l’église!
Comme ce qui semblait exister lors de la construction du Centre-Bourg sur cette carte postale retrouvée…

Mais il y a eu la construction de cet immeuble imposant et obstruant. Avec l’arrivée de celui de l’avenue des combattants, la période 2016/2018 marque l’acte 1 de la transformation du centre-village. Le désenclavement du Vieux-Bourg au profit du Massenot n’aura donc pas duré bien longtemps : à peine cent cinquante ans plus tard, la vue depuis la place du village est obstruée. Circulez… il n’y a rien à voir! 
 
Certes, l’obligation des instances régionale et nationale de densifier les centre-villages est une réalité, qui une fois transcrite dans le PLU, donne aux promoteurs des opportunités. Cette obligation existe, et on ne peut l’ignorer. 
Mais il aurait été courageux de mener une politique volontariste forte pour préserver l’une des plus belles vues de l’ouest lyonnais à un endroit qui le méritait. L’unique place du village est désormais encerclée de bâtisses. 
 
Ce qui faisait le cachet principal et inestimable de notre village est donc en train de disparaître petit à petit.  Espérons que l’élaboration du nouveau PLU prévue pour cette année 2025 entérine enfin cette volonté souhaitée par la plupart des consorçois et consorçoises. Oui, la préservation d’un espace ouvert vers la plaine lyonnaise est judicieux, audacieux et un projet fédérateur pour la commune… Une occasion de prendre une décision forte et historique même si elle est coûteuse pour la commune. 
 
L’histoire se répétera t-elle? En tout cas, cette vue en 2016 était trop belle…

L’église de Sainte-Consorce et son clocher

C’est en mars 1832 qu’est prise la décision de construire une nouvelle église à l’emplacement actuel. Cette décision a été prise par le nouveau conseil municipal après plusieurs constats :

  • l’église du « Vieux Bourg » est trop excentrée car située à l’extrémité du territoire (comprenant alors Marcy-Le-Loup)
  • la cloche de l’église, située dans un vallon, n’est pas assez audible
  • l’église est trop petite pour accueillir tous les paroissiens
  • elle est en très mauvais état. D’ailleurs la cloche a été retirée et le clocher démonté deux ans plus tôt…

C’est à l’aide de dons effectués par les membres du conseil municipal Etienne VULDY, Benoît GERVAIS, Benoît ASSADAS, Gaspard TABARD, Pierre SIMON et le curé de l’époque Jean-Pierre ROBERT qu’a été réalisé l’achat du terrain pour la nouvelle église. C’est grâce à la vente de l’ancienne église et aussi à une souscription volontaire au niveau de la population que commence la construction de la nouvelle église en février 1834, sans aucun denier de la commune.

Lors de la construction la foudre provoque la chute du clocher entraînant des détériorations au niveau de la structure du bâtiment. L’église sera néanmoins ouverte au culte en mars 1835 et c’est en 1853 que sera consolidé le mur de façade à l’aide de quatre contreforts sur proposition de l’architecte du département. Ces derniers portent les inscriptions « SC » et « SE » (Sainte Consorce et Saint Etienne).

En 1893, grâce au legs d’un ancien curé de la paroisse J-E AUDOUY et par le conseil de Fabrique (c’est ainsi qu’on nommait le groupe de Clercs et de Laïcs chargés de l’administration de la Paroisse) « la municipalité demande à un architecte lyonnais un devis pour la construction de la flèche : la réception des travaux eut lieu le 21 février 1895 ».

Jusqu’en 1909, le clocher ne comportait pas d’horloge. Là encore, un bienfaiteur de la commune ou de la paroisse se manifeste (un rentier lyonnais au nom d’Antoine DUFOUR) pour que soit installé une horloge à la flèche de l’église à la seule condition que son installation soit réalisée dans l’année…

1834 : début de la construction de l’église actuelle

1835 : ouverture au culte

1853 : consolidation d’un mur de façade

1895 : réalisation du clocher

1909 : installation des quatre cadrans d’horloge

Bilan 2024 pour les PFAS sur Sainte-Consorce et l’UDI Sud Ouest Lyonnais

Quel est le bilan de la qualité de l’eau distribuée en 2024 vis-à-vis des PFAS ?

L’Agence Régionale de Santé a édité le bilan 2024 pour l’ensemble de la Région Auvergne-Rhône-Alpes mais aussi pour l’ensemble des communes de l’UDI Sud-Ouest Lyonnais : Sainte-Consorce, Grézieu-la-Varenne, Pollionnay, Thurins, Brindas, Messimy, Chaponost, Soucieu-en-Jarrest, Vaugneray et Brignais.

L’ARS met à disposition deux documents : un tableau synthétique annonçant la conformité ou la non-conformité vis à vis des PFAS et un tableau de mesures effectuées au niveau des stations et communes.

On rappelle qu’un plan d’action avait été élaboré par le SIDESOL fin 2023 pour diminuer le taux de PFAS. L’objectif est de ne pas dépasser 100 nanogrammes par litre ou 0,1 microgramme par litre (seuil de gestion). Grâce à une nouvelle interconnexion avec Eau Publique du Grand Lyon (eau de Crépieux-Charmy), une sorte de mixage est opéré pour diminuer l’apport de Ternay trop chargé en PFAS.

Tableau synthétique :

Le tableau de synthèse nous indique fin 2024 que l’eau distribué par Suez est conforme. On pourrait donc penser que les valeurs mesurées soient bien inférieures au seuil de gestion de 100 nano grammes par litre. En regardant de plus près les valeurs mesurées (second document de l’ARS), on s’aperçoit que ce seuil de gestion est finement géré avec le mixage des eaux. Pour les différentes mesures effectuées dans l’année sur la zone du SIE Sud-Ouest Lyonnais les valeurs mesurées sont inférieures mais très proches du seuil de gestion. Par exemple pour Sainte-Consorce en octobre 2024 la mesure réalisée est de 95 nano grammes par litre soit très proche du seuil 100 nano grammes par litre !

Tableau de mesures :

SIE Sud-Ouest Lyonnais (mesures 2024)

L‘ARS indique, par ailleurs, que « la limite de qualité réglementaire n’est pas une valeur sanitaire. La limite de qualité réglementaire de 100 nano grammes par litre correspond à une valeur de gestion : il n’est pas naturel de trouver des PFAS dans l’eau. Leur présence est indésirable – indépendamment de l’évaluation d’un risque éventuel – et en conséquence leur concentration doit être aussi basse que possible ». A bon entendeur, salut !

Par ailleurs, vous pouvez retrouver les différents paramètres sur la potabilité de l’eau de la commune ici.

Environnement : qui fait quoi au niveau de l’administration ? Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

12 mars 2024

Qui fait quoi au niveau de l’administration ?

Les contrôles de la présence de PFAS concernent plusieurs domaines : les rejets industriels, l’eau de consommation, les milieux (air, sols, milieu aquatique), les denrées alimentaires, etc.

La surveillance de l’eau de consommation est assurée par l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes qui agit pour le compte des Préfets de département. Elle assure le pilotage du contrôle sanitaire de l’eau avec des laboratoires agréés et émets de recommandations en cas de besoin.

La surveillance des denrées alimentaires, notamment celles qui sont commercialisées est assurée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Forêts (DRAAF) Auvergne-Rhône-Alpes.

La surveillance des milieux et sur les sites industriels est assurée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), Auvergne-Rhône-Alpes.

Il s’agit donc d’un travail et d’une coordination interministérielle, assurée par les préfets de département et par la préfète de la région.

Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

L’ARS précise que « la Personne Responsable de la Production ou de la Distribution de l’Eau (PRPDE) est la responsable directe de la qualité de l’eau distribuée qu’elle est tenue de vérifier ; en cas d’anomalies, elle doit prendre des mesures correctives, informer les usagers, le maire, le préfet et l’ARS ».

Il revient donc aux exploitants de mettre en œuvre un plan d’action destiné à rétablir la qualité de l’eau distribuée « dans les meilleurs délais ». Ils sont tenus d’agir sous deux mois et de faire réaliser les travaux dans les trois ans. 

Le SIDESOL (Syndicat Intercommunal de Distribution d’Eau du Sud-Ouest Lyonnais), présidé par le maire de Vaugneray Daniel Jullien (PRPDE), envisage des améliorations en plusieurs étapes :

  • diluer son eau avec celle de la Métropole prise à Saint-Genis-Laval et Brignais, l’eau de la nappe du Garon. « Pour cela il faut créer une interconnexion en mettant en place des vannes pilotables de gros diamètre. Cela va nous coûter 300 000 euros et devrait être réalisable d’ici le mois de mai. »
  • Deuxième chantier à envisager avec de lourds travaux, ceux de l’usine de traitement des eaux du syndicat Rhône Sud, qui fournit un tiers de son eau au SIDESOL. L’objectif serait de modifier l’usine pour renouveler plus rapidement son charbon actif.
  • Enfin, à plus long terme encore, le SIDESOL va étudier l’implantation d’un nouveau puits dans une zone moins sujette aux PFAS, sur Millery. Mais cela, plutôt « à horizon cinq ou six ans ».

Reste la question de qui paie : car augmenter le prix de l’eau pour l’usager semble difficilement acceptable. « Il va falloir se poser cette question : qui finance ? Les usagers n’y sont pour rien. Là, on règle l’urgence, mais la pollution est apportée par les industriels, et il faudra trouver un financement potentiel à tout cela. »

Le SIDESOL aurait demandé des subventions à l’Etat et à l’Agence de l’Eau… A suivre !

Environnement : que dit la réglementation sur les PFAS? Quels sont les résultats des mesures effectuées sur l’eau potable à Sainte-Consorce?

12 mars 2024

Que dit la réglementation sur les PFAS?

Il existe des directives européennes sur le sujet. L’annexe I de la directive européenne EDCH sur les eaux destinées à la consommation humaine du 16 décembre 2020 fixe des teneurs maximales à respecter pour les eaux potables :

0,50 μg/l pour le total ou 0,10 μg/l (100 ng/l) pour la somme des 20 substances PFAS les plus préoccupantes). 

Ces directives et règlements européens ont été transposés au droit français. En 2022, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a mené des travaux pour structurer son action au regard des préoccupations grandissantes sur les PFAS.

Vous pouvez retrouver un résumé de l’ensemble des directives et règlements sur le site du gouvernement

Quels sont les résultats des mesures effectuées sur l’eau de distribution de Sainte-Consorce?

Sur ces deux premiers tableaux issus des données de l’ARS qui datent de début mars 2024, on trouve la ressource et la station de traîtement concernant les eaux distribuées sur Sainte-Consorce. Les données du fichier Excel disponible sur le site de l’ARS ont été répartis sur plusieurs tableaux pour simplifier la lecture en ligne.

Dans ce dernier tableau, nous avons l’historique des mesures sur les PFAS depuis juillet 2022.

* Le seuil de qualité réglementaire — et pas sanitaire, l’eau n’est pas estimée impropre à la consommation, donc elle continue à être distribuée — est de 0,1 µg/L (microgramme par litre) pour la somme des 
20 PFAS sélectionnés par l’Union Européenne.

Environnement Sainte-Consorce : que sont les PFAS et où les trouve t-on ? Quels impacts sur la santé?

12 mars 2024

Que sont les PFAS?

Les substances per- et polyfluoroalkylées, aussi appelés perfluorés, polyfluorés ou polymères polyfluorés, également connues sous le nom de PFAS, sont une large famille de plus de 4000 composés chimiques. Les PFAS contiennent tous des liaisons carbone-fluor très stables. Ils varient selon la longueur de leur chaîne carbonée. Ces liaisons chimiques stables en font des composés chimiques très peu dégradables une fois dans l’environnement.

Ils ont été inventés pour obtenir des caractéristiques extraordinaires : hydrophobes et hydrofuges, ils chassent l’huile, ils résistent au feu, et du coup sont très utilisés dans l’industrie. Du fait de l’utilisation variée de ces composés chimiques et de leur persistance, tous les milieux peuvent être concernés par des contaminations : l’eau, l’air, les sols, et la chaîne alimentaire.

Si vous ne vous êtes pas du tout intéressé encore à ce sujet visionnez cette vidéo, c’est un bon début !

Que sont les PFAS? source : theconversation.com

Où trouve t-on les PFAS?

La présence de PFAS dans l’environnement est due uniquement à l’activité humaine.

L’utilisation la plus connue des PFAS est celle d’antiadhésif pour nos instruments de cuisson – les fameuses poêles en Teflon. On les utilise également pour protéger nos meubles, tapis et textiles contre les taches (les produits de type « Scotchguard ».

Les PFAS peuvent être utilisés pour imperméabiliser une multitude de vêtements. Ils sont également présents dans certains cosmétiques dits hydrofuges ou « résistants à l’eau », comme le fond de teint. Plusieurs papiers et cartons résistants à l’eau ou aux graisses sont aussi traités aux PFAS et beaucoup de plastiques en contiennent.

Une excellente façon d’augmenter son exposition aux PFAS est de manger du maïs soufflé en sac chauffé au four au micro-ondes (le sac est traité aux PFAS pour résister à la graisse qui fait éclater le maïs). Bien entendu, tous ces produits risquent de se retrouver dans nos déchets. En conséquence, les sites d’enfouissement représentent des sources potentiellement inquiétantes de PFAS.

Enfin, les mousses anti-incendie formant une pellicule aqueuse, qui sont utilisées pour combattre les feux à base d’hydrocarbures (pétrole, gaz naturel), représentent une source majeure de PFAS. Les endroits où ces mousses ont été utilisées font face à des problèmes de contamination aux PFAS ; on parle ici de la plupart des sites d’entraînement des pompiers, plusieurs aéroports et de multiples bases militaires.

Toute la population est exposée à des niveaux variables. La principale source d’exposition reste l’alimentation, en particulier :
• la consommation de produits de la mer, de viande, de fruits, d’œufs ;
• la consommation d’eau de boisson.

Les traitements usuels des réseaux de distribution d’eau potable enlèvent très peu ou pas du tout les PFAS présents dans l’eau.

Quelles répercussions sur la santé humaine?

Concernant les effets sur la santé, la toxicité de ces composés chimiques est multiple : ils provoquent une augmentation du taux de cholestérol, peuvent entraîner des cancers, causer des effets sur la fertilité et le développement du fœtus.

Ils sont également suspectés d’interférer avec le système endocrinien (thyroïde) et immunitaire. Cet effet des PFAS sur le système immunitaire a récemment été mis en exergue par l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) qui considère que la diminution de la réponse du système immunitaire à la vaccination constitue l’effet le plus critique pour la santé humaine.

C’est une enquête de 2022 qui a révélé la présence de ces composés chimiques synthétiques dits « éternels » dans l’eau, l’air et le sol provenant de la vallée de la chimie, au sud de Lyon.

Sainte-Consorce du XIXème siècle à nos jours

En 1892, la statue de Sainte-Consorce est érigée sur un rocher dans un pré. Depuis cette plateforme vers l’est un large panorama s’offre à nous sur l’agglomération lyonnaise jusqu’au Bugey et la chaîne des Alpes . Le terrain où est implantée la statue de Sainte Consorce est propriété communale depuis 1911. La statue est constituée de pierre calcaire. La sainte, vêtue à l’antique, est coiffée d’un voile et chaussée de sandales. Elle est représentée montrant sa paroisse à Notre-Dame de Fourvière. Aux pieds de la sainte se lit le nom de l’hospice Saint-Etienne qu’elle fonda en Provence…  
 
Agriculteur de la seconde moitié du XIXème siècle, c’est pendant ses longues soirées d’hiver qu’ Antoine BRUN (1822-1900) s’adonnait à sa passion: la sculpture sur bois. Il a délaissé son travail ordinaire pour ce qui était sa passion. Plans reliefs de la ville de LYON, édifices lyonnais, nationaux, et internationaux les maquettes qu’il confectionne sont reproduits de visu, ou à partir de cartes postales et de photographies. Ses maquettes en bois (tilleul, noyer, bois divers) furent exposées à l’exposition internationale de LYON en 1914. Le musée Antoine Brun est situé dans la rue portant son nom également.

La mairie, l’école et le cimetière sont construits sur des terrains lui appartenant. 
Sa collection, décimée, est rachetée par le Conseil Général en 1972. Elle est exposée aujourd’hui dans le musée construit avec l’aide du Conseil Général et du Crédit Agricole : 160 maquettes y sont exposées, mais elles ne représentent que 30% de l’oeuvre de l’artiste. Le musée se trouve près de l’église et de la mairie. 
 
En 1900, l’activité économique de Sainte Consorce est constituée exclusivement de blanchisseries (vingt-cinq environ).  
 
L’actuelle école primaire est construite en 1974 et depuis, extensions de classes et aménagements de cantine ainsi que d’espaces sportifs se sont succédés (terrain de foot et city-stade). Dernièrement, des travaux de rénovation énergétique et l’installation de panneaux photovoltaïques ont fait entrer Sainte-Consorce dans le XXIème siècle.

Dates remarquables :  
1834 : début de la construction de l’église actuelle
1835 : ouverture au culte de la nouvelle église
1853 : consolidation d’un mur de façade (église)
1872 : séparation effective entre Marcy-Le-Loup et Sainte-Consorce par arrêté préfectoral
1895 : réalisation du clocher (église)
1909 : installation des quatre cadrans sur le clocher de l’église
1908 : arrivée de l’électricité au centre-village  
1911 : acquisition terrain de la madone et statue
1912 : premier programme d’éclairage public  
1924 : création d’une subdivision de sapeurs-pompiers  
1933 : les hameaux sont alimentés en électricité  
1944 : bombardement du 30 août  
1961 : adduction d’eau et assainissement  
1970 : création du syndicat de communes à vocations multiples des Monts du Lyonnais (SIVOM ex CCVL)  
1974 : création de la nouvelle école primaire
1975 : inauguration du musée Antoine Brun 
1979 : création de la zone artisanale (extension en 2019)
1988 : création de la salle d’animation

La scission du territoire consorçois

La scission du territoire consorçois

En 1826, une école de filles est créée par les religieuses St Joseph.  
 
De 1831 à 1848, les conseillers municipaux sont élus par les habitants de la commune les plus imposés et choisissent ensuite le maire parmi eux. A cette époque le maire fait partie du hameau de Marcy. 
 
En 1832, Etienne Vuldy, Benoît Assadas, François Cazot, Benoît Gervais, Pierre Simond, Louis Collomb, Gaspard Tabard demandent que l’église du Vieux-Bourg soit démolie : le hameau est excentré, l’église est trop petite, délabrée et située dans un val qui « ne permet pas d’entendre suffisamment le son de la cloche aux alentours »… Ils proposent d’en reconstruire une à un meilleur emplacement à l’aide de leurs deniers personnels. Le terrain est acheté au lieu-dit « Le Massenot », l’actuel Centre : on peut dire qu’ils ont très bien choisi le nouvel emplacement! L’actuelle église de Sainte-Consorce est construite en 1834.  
 
En 1834/1835 un instituteur est nommé pour enseigner alternativement sur les deux sections ou hameaux principaux de la commune. A l’époque l’école est dispensée dans des locaux prêtés ou loués chez l’habitant. Se pose alors la question des écoles sur ces deux sections. Faut-il construire des mairies/écoles, racheter le presbytère de Sainte-Consorce pour en faire la mairie/école? Le maire de Marcy-Le-Loup propose d’acheter un terrain à mi-chemin entre Sainte-Consorce et Marcy-Le-Loup pour créer cette nouvelle école, mais le projet est abandonné. 
 
Les rivalités sont à leur paroxysme. En 1844, les premières propositions de division de la commune émergent…  
 
De 1848 à 1852, l’élection des conseillers municipaux est réalisée au suffrage universel : le nombre d’habitants a toujours été plus important à Sainte-Consorce qu’à Marcy. Le maire est à nouveau consorçois.  
 
En juin 1872, c’est à la demande des habitants, que la scission de la commune est effectuée : Marcy-Les-Loups prend le nom de Marcy-l’Etoile . Deux mairies/écoles sont alors construites dans chaque village.  
Le point central de la commune de Sainte-Consorce (Le « Vieux bourg ») est abandonné au profit du centre village actuel.  
 
La construction d’un nouveau bâtiment propre au village de Sainte-Consorce en 1874 (achevée en février 1875), rendue possible par la scission de la commune, permet d’héberger à la fois la mairie et une école de garçons. Cette construction est réalisée grâce à une souscription auprès des habitants. Une classe d’adultes est même autorisée en 1880. Une école de filles est créée en 1886.