Évolution démographique à Sainte-Consorce depuis 1801

 
L’évolution du nombre d’habitants dans la commune est connue grâce aux recensements effectués sur la population depuis 1801. L’INSEE est en charge des recensements depuis 1999. L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques est une direction générale du ministère de l’Économie et des Finances. Il a pour mission de collecter, analyser et diffuser des informations sur l’économie et la société française sur l’ensemble du territoire.

Evolution démographique de Sainte-Consorce à partir de données issues de différentes sources dont celles de l’INSEE

Ce graphique retrace l’ensemble des statistiques depuis 1801. De manière générale, on peut remarquer :

  • La chute importante de la population (40%) suite à la scission du territoire avec Marcy le Loup de 1872 : la division du territoire en deux parties égales de 5,8 km2 chacun a amputé la population de 314 habitants sur les 774 recensés en 1866.
  • La légère décroissance du nombre d’habitants jusqu’en 1960 : quid du baby-boom ? Il n’y a pas eu d’effet sur le nombre d’habitants à l’issue de la Seconde Guerre mondiale . Quelles en sont les raisons ? A cette époque, les villes grossissent plutôt bien au détriment des campagnes. 
  • Une croissance en nombre d’habitants : de 410 habitants en 1966 à 2147 habitants en 2024. 

Ce second graphique montre plus distinctement les étapes clés de cette évolution. Il indique les pourcentages annuels moyennés du nombre d’habitants basés sur les recensements qui ont lieu tous les 4 ans désormais, et qui avaient lieu tous les 5 ans auparavant. 

Evolution annuelle du nombre d’habitants (1806-2024)

Comment le calcul est-il réalisé? Si on prend l’exemple de la période 1866-1871, à l’époque de la scission du territoire de Sainte-Consorce avec Marcy-Le-Loup, la population a diminué de 40,6% passant de 774 à 460 habitants. Le recensement a lieu tous les 5 ans à l’époque, ce qui nous fait une évolution négative de 8,1% par an du nombre d’habitants sur cette période. D’où l’expression « Evolution annuelle moyennée ».

On se rend compte sur ce graphique des étapes fortes de l’évolution démographique de Sainte-Consorce :

  • 1966 puis 1971 ont constitué les années « phare » de l’expansion démographique (8,5% par an): c’est le retour à la nature ou la possibilité de construire sa maison via la construction de lotissements et d’habitations sur des parcelles en moyenne de 1500 à 2000m2.
  • cette tendance va se poursuivre jusqu’à la fin des années 90 avec des évolutions annuelles du nombre d’habitants situées entre 2 et 3%.
  • depuis le début des années 2000 et jusqu’en 2016, c’est moins de 2% de croissance démographique, un taux au plus bat depuis 50 ans.
  • entre 2016 et 2020 un sursaut à 1,7% est effectué principalement à priori avec les 2 immeubles construits avenue des combattants et rue des Monts
  • en 2024 et par rapport à la période 2020-2024 cette fois-ci, l’évolution n’est plus que de 1% par an : l’effet de l’immeuble de la rue de Verdun et de ses 35 appartements vraissemblablement.

Dès lors, on ne peut pas dire que « le nombre d’habitants stagne, voire qu’il est en baisse » : le nombre d’habitants n’a jamais été aussi élevé et le pourcentage d’augmentation de la population est de 1% sur les quatre dernières années (2020-2024). Mais il est vrai que cette croissance démographique est en panne depuis le début des années 2010.

Evolutions démographiques comparées de Sainte-Consorce et Marcy-l’Etoile (1968-2024)

Quel est l’objectif de taux de croissance de la population? Y a t-il lieu d’être pessimiste sur ce taux de croissance démographique ? Marcy-l’Etoile notre soeur de sang vit depuis 2016 une décroissance du nombre de ses habitants alors qu’elle est, selon les classements d’attractivité, bien mieux placée que Sainte-Consorce.

Préserver les vues à Sainte-Consorce

Avec cette ancienne carte postale on comprend mieux pourquoi les habitants de Sainte-Consorce avaient voulu transférer le Vieux-Bourg au Centre actuel. A l’époque pas de monuments aux Morts et une vue magnifique sur la plaine en contre-bas.

Nos courageux ancêtres consorçois avaient initié le transfert du centre village vers le hameau du Massenot : situé alors dans un « trou » les cloches du Vieux-Bourg étaient inaudibles sur l’ensemble du territoire, comprenant alors Marcy-le-Loup. Notre centre actuel avait été choisi en 1872 sur un point haut pour construire la nouvelle église, le presbytère puis la Mairie afin que le son des cloches soit mieux diffusé. Une position plus centrale au niveau du territoire et une vue déjà sublime à l’époque avaient été des arguments forts pour initier cette évolution.

Les années ont passé et le Momument aux Morts a été édifié, les terrains ont été construits ainsi que la nouvelle école primaire.

Vue depuis le monument aux Morts en 2016

Puis ce terrain, occupé par une maison individuelle jusqu’en 2016 a été vendu. Situé juste à côté du Monument aux Morts, il aura révélé un potentiel visuel extraordinaire : lors de la démolition de l’habitation et l’arrachage des arbres sur la parcelle, la vue Sud-Est était tout simplement époustouflante! Quel bel emplacement pour réaliser un belvédère sur la plaine lyonnaise et garder un visuel extraordinaire depuis la place et l’église!
Comme ce qui semblait exister lors de la construction du Centre-Bourg sur cette carte postale retrouvée…

Mais il y a eu la construction de cet immeuble imposant et obstruant. Avec l’arrivée de celui de l’avenue des combattants, la période 2016/2018 marque l’acte 1 de la transformation du centre-village. Le désenclavement du Vieux-Bourg au profit du Massenot n’aura donc pas duré bien longtemps : à peine cent cinquante ans plus tard, la vue depuis la place du village est obstruée. Circulez… il n’y a rien à voir! 
 
Certes, l’obligation des instances régionale et nationale de densifier les centre-villages est une réalité, qui une fois transcrite dans le PLU, donne aux promoteurs des opportunités. Cette obligation existe, et on ne peut l’ignorer. 
Mais il aurait été courageux de mener une politique volontariste forte pour préserver l’une des plus belles vues de l’ouest lyonnais à un endroit qui le méritait. L’unique place du village est désormais encerclée de bâtisses. 
 
Ce qui faisait le cachet principal et inestimable de notre village est donc en train de disparaître petit à petit.  Espérons que l’élaboration du nouveau PLU prévue pour cette année 2025 entérine enfin cette volonté souhaitée par la plupart des consorçois et consorçoises. Oui, la préservation d’un espace ouvert vers la plaine lyonnaise est judicieux, audacieux et un projet fédérateur pour la commune… Une occasion de prendre une décision forte et historique même si elle est coûteuse pour la commune. 
 
L’histoire se répétera t-elle? En tout cas, cette vue en 2016 était trop belle…

Présentation de Sainte-Consorce

Sainte-Consorce est un village de l’Ouest Lyonnais dans le département du Rhône. Les habitants de Sainte-Consorce sont appelés les Saint-Consorçois et les Saint-Consorçoises. Le code postal 69280 concerne Marcy-l’Etoile et Sainte-Consorce, le code INSEE de Sainte-Consorce est 69190,

Entre ville et campagne

Sainte-Consorce est idéalement situé : proche de l’agglomération lyonnaise (la place Bellecour à Lyon est à 15 kms seulement) mais aussi proche de la nature et d’une zone boisée s’étendant de Lentilly à Yzeron. Différents cols composent cette zone : les cols de la Croix-du-Ban, de la Luère, de Malval, des Brosses… De nombreux parcours de randonnées pédestres et/ou VTT peuvent débuter depuis Sainte-Consorce et faire découvrir Pollionnay, Vaugneray, Yzeron, Sain Bel, Lentilly, Eveux, etc…

Situation géographique

Sainte-Consorce est entouré par les villages de Lentilly au Nord, Marcy-l’Etoile, Tassin-La-Demi-Lune et Saint-Genis-les-Ollières à l’Est, Grézieu-la-Varenne au Sud et Pollionnay à l’Ouest. Les centres de Charbonnières, Craponne et Tassin-La-Demi-Lune sont respectivement à 5, 7 et 9 kms.

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Sainte-Consorce par rapport à l’agglomération lyonnaise

Sainte-Consorce fait partie de la Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais (CCVL) et du canton de Vaugneray. Marcy-l’Etoile fait partie de la Métropole de Lyon.

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Sainte-Consorce, la CCVL par rapport à l’agglomération lyonnaise

Territoire

A peine plus important que le territoire de Saint Genis les Ollières (4 km2), celui de Sainte-Consorce (6 km2) est issu de de la scission du territoire avec Marcy-le-Loup, devenu Marcy l’Etoile en 1872. Comparativement, les villages voisins, comme Lentilly ou Vaugneray, ont un territoire 3 à 4 fois plus important. Sainte-Consorce est aussi le plus petit territoire de la CCVL : Yzeron a une superfivie de 10 km2.

D’un point de vue géologique, le sous-sol de Sainte Consorce est constitué de gneiss granulitique appartenant au socle du Massif Central. L’altitude varie de 273 mètres à 432 mètres, le point culminant se situant à Pipora. Le territoire consorçois est essentiellement constitué de terres agricoles et de prairies assez pauvres utilisées principalement pour l’élevage de moutons et pour les activités équestres. De nombreuses écuries sont implantées sur et autour du territoire.

Commerces et entreprises

Il existe des commerces de bouche (boulangerie, boucherie, alimentation générale, pizzeria à emporter 2jrs/sem) ainsi que des praticiens (médecin, kiné, ostéo), un salon de coiffure. Une zone artisanale est présente à proximité du plateau de Méginand. La liste des commerces et des entreprises fournissant des services à la population a été réalisée début 2025.

Mobilité

La commune est desservie par la ligne de bus TCL (ligne 72) reliant Sainte-Consorce Centre ou Sainte-Consorce Zone Artisanale à Gorge de Loup (Lyon 9ème) et le Métro (ligne D) dont le terminus est Vénissieux. La place Bellecour sera alors à 50 minutes. Mais beaucoup d’arrêts terminus se situent à la limite de Saint-Genis-les-Ollières et de Sainte-Consorce en rase campagne.

L’autre moyen de transport en commun possible pour rejoindre Lyon et, de mon point de vue le plus intéressant, se situe à Charbonnières où le train en provenance de Sain-Bel vous emmène à la gare de Lyon Vaise (Lyon 9ème – Métro ligne D) puis celle de Lyon Saint-Paul (Lyon 5ème).

La majorité des déplacements  ne peuvent s’effectuer donc qu’avec la voiture… pour tous les déplacements hors Lyon Centre. La moto ou le scooter permet de rejoindre la place Bellecour en 25 minutes. Les pistes cyclables sont encore assez peu nombreuses mais en développement.

Environnement : qui fait quoi au niveau de l’administration ? Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

12 mars 2024

Qui fait quoi au niveau de l’administration ?

Les contrôles de la présence de PFAS concernent plusieurs domaines : les rejets industriels, l’eau de consommation, les milieux (air, sols, milieu aquatique), les denrées alimentaires, etc.

La surveillance de l’eau de consommation est assurée par l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes qui agit pour le compte des Préfets de département. Elle assure le pilotage du contrôle sanitaire de l’eau avec des laboratoires agréés et émets de recommandations en cas de besoin.

La surveillance des denrées alimentaires, notamment celles qui sont commercialisées est assurée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Forêts (DRAAF) Auvergne-Rhône-Alpes.

La surveillance des milieux et sur les sites industriels est assurée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), Auvergne-Rhône-Alpes.

Il s’agit donc d’un travail et d’une coordination interministérielle, assurée par les préfets de département et par la préfète de la région.

Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

L’ARS précise que « la Personne Responsable de la Production ou de la Distribution de l’Eau (PRPDE) est la responsable directe de la qualité de l’eau distribuée qu’elle est tenue de vérifier ; en cas d’anomalies, elle doit prendre des mesures correctives, informer les usagers, le maire, le préfet et l’ARS ».

Il revient donc aux exploitants de mettre en œuvre un plan d’action destiné à rétablir la qualité de l’eau distribuée « dans les meilleurs délais ». Ils sont tenus d’agir sous deux mois et de faire réaliser les travaux dans les trois ans. 

Le SIDESOL (Syndicat Intercommunal de Distribution d’Eau du Sud-Ouest Lyonnais), présidé par le maire de Vaugneray Daniel Jullien (PRPDE), envisage des améliorations en plusieurs étapes :

  • diluer son eau avec celle de la Métropole prise à Saint-Genis-Laval et Brignais, l’eau de la nappe du Garon. « Pour cela il faut créer une interconnexion en mettant en place des vannes pilotables de gros diamètre. Cela va nous coûter 300 000 euros et devrait être réalisable d’ici le mois de mai. »
  • Deuxième chantier à envisager avec de lourds travaux, ceux de l’usine de traitement des eaux du syndicat Rhône Sud, qui fournit un tiers de son eau au SIDESOL. L’objectif serait de modifier l’usine pour renouveler plus rapidement son charbon actif.
  • Enfin, à plus long terme encore, le SIDESOL va étudier l’implantation d’un nouveau puits dans une zone moins sujette aux PFAS, sur Millery. Mais cela, plutôt « à horizon cinq ou six ans ».

Reste la question de qui paie : car augmenter le prix de l’eau pour l’usager semble difficilement acceptable. « Il va falloir se poser cette question : qui finance ? Les usagers n’y sont pour rien. Là, on règle l’urgence, mais la pollution est apportée par les industriels, et il faudra trouver un financement potentiel à tout cela. »

Le SIDESOL aurait demandé des subventions à l’Etat et à l’Agence de l’Eau… A suivre !

Environnement : que dit la réglementation sur les PFAS? Quels sont les résultats des mesures effectuées sur l’eau potable à Sainte-Consorce?

12 mars 2024

Que dit la réglementation sur les PFAS?

Il existe des directives européennes sur le sujet. L’annexe I de la directive européenne EDCH sur les eaux destinées à la consommation humaine du 16 décembre 2020 fixe des teneurs maximales à respecter pour les eaux potables :

0,50 μg/l pour le total ou 0,10 μg/l (100 ng/l) pour la somme des 20 substances PFAS les plus préoccupantes). 

Ces directives et règlements européens ont été transposés au droit français. En 2022, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a mené des travaux pour structurer son action au regard des préoccupations grandissantes sur les PFAS.

Vous pouvez retrouver un résumé de l’ensemble des directives et règlements sur le site du gouvernement

Quels sont les résultats des mesures effectuées sur l’eau de distribution de Sainte-Consorce?

Sur ces deux premiers tableaux issus des données de l’ARS qui datent de début mars 2024, on trouve la ressource et la station de traîtement concernant les eaux distribuées sur Sainte-Consorce. Les données du fichier Excel disponible sur le site de l’ARS ont été répartis sur plusieurs tableaux pour simplifier la lecture en ligne.

Dans ce dernier tableau, nous avons l’historique des mesures sur les PFAS depuis juillet 2022.

* Le seuil de qualité réglementaire — et pas sanitaire, l’eau n’est pas estimée impropre à la consommation, donc elle continue à être distribuée — est de 0,1 µg/L (microgramme par litre) pour la somme des 
20 PFAS sélectionnés par l’Union Européenne.

Environnement Sainte-Consorce : que sont les PFAS et où les trouve t-on ? Quels impacts sur la santé?

12 mars 2024

Que sont les PFAS?

Les substances per- et polyfluoroalkylées, aussi appelés perfluorés, polyfluorés ou polymères polyfluorés, également connues sous le nom de PFAS, sont une large famille de plus de 4000 composés chimiques. Les PFAS contiennent tous des liaisons carbone-fluor très stables. Ils varient selon la longueur de leur chaîne carbonée. Ces liaisons chimiques stables en font des composés chimiques très peu dégradables une fois dans l’environnement.

Ils ont été inventés pour obtenir des caractéristiques extraordinaires : hydrophobes et hydrofuges, ils chassent l’huile, ils résistent au feu, et du coup sont très utilisés dans l’industrie. Du fait de l’utilisation variée de ces composés chimiques et de leur persistance, tous les milieux peuvent être concernés par des contaminations : l’eau, l’air, les sols, et la chaîne alimentaire.

Si vous ne vous êtes pas du tout intéressé encore à ce sujet visionnez cette vidéo, c’est un bon début !

Que sont les PFAS? source : theconversation.com

Où trouve t-on les PFAS?

La présence de PFAS dans l’environnement est due uniquement à l’activité humaine.

L’utilisation la plus connue des PFAS est celle d’antiadhésif pour nos instruments de cuisson – les fameuses poêles en Teflon. On les utilise également pour protéger nos meubles, tapis et textiles contre les taches (les produits de type « Scotchguard ».

Les PFAS peuvent être utilisés pour imperméabiliser une multitude de vêtements. Ils sont également présents dans certains cosmétiques dits hydrofuges ou « résistants à l’eau », comme le fond de teint. Plusieurs papiers et cartons résistants à l’eau ou aux graisses sont aussi traités aux PFAS et beaucoup de plastiques en contiennent.

Une excellente façon d’augmenter son exposition aux PFAS est de manger du maïs soufflé en sac chauffé au four au micro-ondes (le sac est traité aux PFAS pour résister à la graisse qui fait éclater le maïs). Bien entendu, tous ces produits risquent de se retrouver dans nos déchets. En conséquence, les sites d’enfouissement représentent des sources potentiellement inquiétantes de PFAS.

Enfin, les mousses anti-incendie formant une pellicule aqueuse, qui sont utilisées pour combattre les feux à base d’hydrocarbures (pétrole, gaz naturel), représentent une source majeure de PFAS. Les endroits où ces mousses ont été utilisées font face à des problèmes de contamination aux PFAS ; on parle ici de la plupart des sites d’entraînement des pompiers, plusieurs aéroports et de multiples bases militaires.

Toute la population est exposée à des niveaux variables. La principale source d’exposition reste l’alimentation, en particulier :
• la consommation de produits de la mer, de viande, de fruits, d’œufs ;
• la consommation d’eau de boisson.

Les traitements usuels des réseaux de distribution d’eau potable enlèvent très peu ou pas du tout les PFAS présents dans l’eau.

Quelles répercussions sur la santé humaine?

Concernant les effets sur la santé, la toxicité de ces composés chimiques est multiple : ils provoquent une augmentation du taux de cholestérol, peuvent entraîner des cancers, causer des effets sur la fertilité et le développement du fœtus.

Ils sont également suspectés d’interférer avec le système endocrinien (thyroïde) et immunitaire. Cet effet des PFAS sur le système immunitaire a récemment été mis en exergue par l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) qui considère que la diminution de la réponse du système immunitaire à la vaccination constitue l’effet le plus critique pour la santé humaine.

C’est une enquête de 2022 qui a révélé la présence de ces composés chimiques synthétiques dits « éternels » dans l’eau, l’air et le sol provenant de la vallée de la chimie, au sud de Lyon.

Sainte-Consorce du XIXème siècle à nos jours

En 1892, la statue de Sainte-Consorce est érigée sur un rocher dans un pré. Depuis cette plateforme vers l’est un large panorama s’offre à nous sur l’agglomération lyonnaise jusqu’au Bugey et la chaîne des Alpes . Le terrain où est implantée la statue de Sainte Consorce est propriété communale depuis 1911. La statue est constituée de pierre calcaire. La sainte, vêtue à l’antique, est coiffée d’un voile et chaussée de sandales. Elle est représentée montrant sa paroisse à Notre-Dame de Fourvière. Aux pieds de la sainte se lit le nom de l’hospice Saint-Etienne qu’elle fonda en Provence…  
 
Agriculteur de la seconde moitié du XIXème siècle, c’est pendant ses longues soirées d’hiver qu’ Antoine BRUN (1822-1900) s’adonnait à sa passion: la sculpture sur bois. Il a délaissé son travail ordinaire pour ce qui était sa passion. Plans reliefs de la ville de LYON, édifices lyonnais, nationaux, et internationaux les maquettes qu’il confectionne sont reproduits de visu, ou à partir de cartes postales et de photographies. Ses maquettes en bois (tilleul, noyer, bois divers) furent exposées à l’exposition internationale de LYON en 1914. Le musée Antoine Brun est situé dans la rue portant son nom également.

La mairie, l’école et le cimetière sont construits sur des terrains lui appartenant. 
Sa collection, décimée, est rachetée par le Conseil Général en 1972. Elle est exposée aujourd’hui dans le musée construit avec l’aide du Conseil Général et du Crédit Agricole : 160 maquettes y sont exposées, mais elles ne représentent que 30% de l’oeuvre de l’artiste. Le musée se trouve près de l’église et de la mairie. 
 
En 1900, l’activité économique de Sainte Consorce est constituée exclusivement de blanchisseries (vingt-cinq environ).  
 
L’actuelle école primaire est construite en 1974 et depuis, extensions de classes et aménagements de cantine ainsi que d’espaces sportifs se sont succédés (terrain de foot et city-stade). Dernièrement, des travaux de rénovation énergétique et l’installation de panneaux photovoltaïques ont fait entrer Sainte-Consorce dans le XXIème siècle.

Dates remarquables :  
1834 : début de la construction de l’église actuelle
1835 : ouverture au culte de la nouvelle église
1853 : consolidation d’un mur de façade (église)
1872 : séparation effective entre Marcy-Le-Loup et Sainte-Consorce par arrêté préfectoral
1895 : réalisation du clocher (église)
1909 : installation des quatre cadrans sur le clocher de l’église
1908 : arrivée de l’électricité au centre-village  
1911 : acquisition terrain de la madone et statue
1912 : premier programme d’éclairage public  
1924 : création d’une subdivision de sapeurs-pompiers  
1933 : les hameaux sont alimentés en électricité  
1944 : bombardement du 30 août  
1961 : adduction d’eau et assainissement  
1970 : création du syndicat de communes à vocations multiples des Monts du Lyonnais (SIVOM ex CCVL)  
1974 : création de la nouvelle école primaire
1975 : inauguration du musée Antoine Brun 
1979 : création de la zone artisanale (extension en 2019)
1988 : création de la salle d’animation

La scission du territoire consorçois

La scission du territoire consorçois

En 1826, une école de filles est créée par les religieuses St Joseph.  
 
De 1831 à 1848, les conseillers municipaux sont élus par les habitants de la commune les plus imposés et choisissent ensuite le maire parmi eux. A cette époque le maire fait partie du hameau de Marcy. 
 
En 1832, Etienne Vuldy, Benoît Assadas, François Cazot, Benoît Gervais, Pierre Simond, Louis Collomb, Gaspard Tabard demandent que l’église du Vieux-Bourg soit démolie : le hameau est excentré, l’église est trop petite, délabrée et située dans un val qui « ne permet pas d’entendre suffisamment le son de la cloche aux alentours »… Ils proposent d’en reconstruire une à un meilleur emplacement à l’aide de leurs deniers personnels. Le terrain est acheté au lieu-dit « Le Massenot », l’actuel Centre : on peut dire qu’ils ont très bien choisi le nouvel emplacement! L’actuelle église de Sainte-Consorce est construite en 1834.  
 
En 1834/1835 un instituteur est nommé pour enseigner alternativement sur les deux sections ou hameaux principaux de la commune. A l’époque l’école est dispensée dans des locaux prêtés ou loués chez l’habitant. Se pose alors la question des écoles sur ces deux sections. Faut-il construire des mairies/écoles, racheter le presbytère de Sainte-Consorce pour en faire la mairie/école? Le maire de Marcy-Le-Loup propose d’acheter un terrain à mi-chemin entre Sainte-Consorce et Marcy-Le-Loup pour créer cette nouvelle école, mais le projet est abandonné. 
 
Les rivalités sont à leur paroxysme. En 1844, les premières propositions de division de la commune émergent…  
 
De 1848 à 1852, l’élection des conseillers municipaux est réalisée au suffrage universel : le nombre d’habitants a toujours été plus important à Sainte-Consorce qu’à Marcy. Le maire est à nouveau consorçois.  
 
En juin 1872, c’est à la demande des habitants, que la scission de la commune est effectuée : Marcy-Les-Loups prend le nom de Marcy-l’Etoile . Deux mairies/écoles sont alors construites dans chaque village.  
Le point central de la commune de Sainte-Consorce (Le « Vieux bourg ») est abandonné au profit du centre village actuel.  
 
La construction d’un nouveau bâtiment propre au village de Sainte-Consorce en 1874 (achevée en février 1875), rendue possible par la scission de la commune, permet d’héberger à la fois la mairie et une école de garçons. Cette construction est réalisée grâce à une souscription auprès des habitants. Une classe d’adultes est même autorisée en 1880. Une école de filles est créée en 1886.

Sainte-Consorce juste après la Révolution

De 1800 à 1831, les conseillers municipaux et le maire ne sont plus élus au suffrage universel, mais nommés par le préfet.  
 
Jusqu’en 1802, il n’y a qu’une seule paroisse et qu’un seul curé habitant au Vieux-Bourg. L’ancienne église de Sainte-Consorce, située dans le hameau du Vieux-Bourg et donc dans le centre historique, est excentrée vis-à-vis de son territoire, surtout depuis la cession des hameaux de Larny et Valency à Pollionnay. De plus, le bâtiment est en très mauvais état.  
 
En 1804, l’église est rétrogradée au rang de chapelle par l’archevêché. L’église de Marcy devient la nouvelle église de la paroisse. Les curés y sont nommés et y résident, alors que le nombre de fidèles est 2 à 3 fois moindre… par rapport au Vieux-Bourg. Première grogne des habitants de Sainte-Consorce…  
 
En 1808, le préfet nomme le nouveau maire de la commune qu’il désigne comme étant le maire de la commune de « Marcy et Sainte-Consorce »… Un décret impérial confirme la rétrogradation de l’église de Sainte-Consorce au rang de chapelle soulevant l’indignation des habitants de Sainte-Consorce.  
 
Une lutte s’engage alors entre les représentants de Marcy-Le-Loup et Sainte-Consorce pour prendre le contrôle du village. Le conseil municipal traverse une crise au sujet de la construction et du financement d’un nouveau presbytère à Marcy. Les représentants de Marcy au conseil sont plus nombreux que ceux de Sainte-Consorce bien que la population soit moins importante. Le presbytère de Sainte-Consorce est vendu pour subvenir en partie à la construction du nouveau presbytère de Marcy. Le terrain du nouveau presbytère est donné par Lacroix de Laval, frère du maire de Lyon de l’époque…  
 
Sainte-Consorce devient au niveau communal un hameau de Marcy où les offices ne sont plus célébrés !  
 
La colère est telle que les habitants de Sainte-Consorce accueillent de 1817 à 1822 des chapelains résidants, non nommés et non rémunérés par l’archevêché, mais « entretenus » par les habitants. Les habitants du hameau de Sainte-Consorce désaffectent alors les offices religieux de Marcy. 
Des esprits profitent alors de la situation pour pousser les habitants à se convertir au protestantisme. Des protestants venus de Lyon se réunissent chez la veuve Cazot. Le maire de Sainte-Consorce, Lacroix de Laval et le préfet de Lyon s’opposent à ses rassemblements sous prétexte de débordements. 
 
Le roi Charles X met fin à cette situation à partir de 1825 en faisant en sorte que deux curés soient nommés, l’un à Sainte-Consorce et l’autre à Marcy-Le-Loup.

Consorce: la Sainte Provençale et l’influence clunisienne

Consorce n’est pas un prénom usité et vous ne le trouverez pas dans le calendrier officiel des Saints. Consorce n’est pas une Sainte tel que défini par l’église catholique car elle n’a jamais été canonisée. La canonisation requiert en effet d’avoir réalisé des miracles et permet au Saint d’être vénéré dans l’Église universelle. Ce n’est pas le cas pour Sainte Consorce. Néanmoins, ses actes vertueux et héroïques lui ont donné ce titre sous l’impulsion des moines Clunisiens.

Cette appellation « Sainte Consorce » a été donné à deux reprises sous cette obédience : pour notre village et une église de Savoie qui porte le nom de Sainte Consorce du Sappey. Le territoire du Sappey est un territoire situé entre Annecy et Genève, qui dispose d’une très belle vue sur les Alpes (tiens, ça me rappelle quelque chose!) en particulier sur le massif du Mont-Blanc. Oui! Les moines clunisiens avait une énorme influence sur tout le Sud-Est de ce qu’on nomme aujourd’hui le Sud-Est de la France.

Je n’ai pas trouvé de chapelle ni d’église avec le nom Santa Consõrcia en Andorre, mais une place « Placeta de la Consõrcia » adjacente à la « Placeta Sant-Esteve » elle-même adjacente à l’église Sant-Esteve. Proximité géographique dans Andorre-La-Vieille quand on sait que l’histoire de Consorce est étroitement liée à celle de Saint-Etienne pour lequel elle avait une dévotion toute particulière. On peut penser là aussi qu’une influence ait pu être exercée jusqu’en Andorre… par les moines clunisiens ou d’autres personnes.

Sainte Consorce est une vierge provençale du Vème siècle ayant vévu au bord de la Durance près d’Aix en Provence. Consorce est une des filles d’Eucher (Eucher Le Jeune, car il y aurait eu aussi Eucher l’Ancien à peu près à la même époque et tous deux furent évêques de Lyon, d’où une certaine confusion!). Après la naissance de ses filles, prénommées Galla et Consorce, Eucher se retire dans une grotte puis quelques temps plus tard devient évêque de Lyon. Galla vit alors dans la grotte de son père et Consorce la sert.

Après la mort d’Eucher, Consorce construit une église dédiée à Saint Etienne ainsi qu’un hospice, fait de larges aumônes : elle est désormais une riche héritière occupée à secourir malades et miséreux. Sa réputation fait alors sa sainteté sur tout le territoire d’Aix et ce, jusqu’à Cluny. Elle meurt à l’Escale et est ensevelie dans l’oratoire Saint Etienne. Ses restes furent transportés au Xème siècle du sud de la France à l’abbaye de Cluny où sa dévotion a été très marquée. L’abbaye a été détruite, mais non loin de là, à Berzé-la-Ville, existait un prieuré rattaché à Cluny depuis 1080. Son seul vestige est la chapelle des moines dont l’abside, très richement décorée, montre, sur sa droite, Sainte Consorce portant une croix et emmenant le cortège des six vierges sages, preuve qu’elle fut vénérée à Cluny.

Quel rapport entre l’Escale et Cluny me direz-vous? Ce serait Saint Mayeul, né à Valensole, près de l’Escale et 4ème abbé du prieuré de Cluny de 954 à 994, qui aurait rappatrié les reliques de Sainte Consorce et qui en aurait laissé une dans notre église. Notre village aurait alors été sous l’influence des moines clunisiens.

Si on se réfère maintenant à la description de la statue retrouvée à Aix en Provence et qui ressemble étrangement à ce que l’on peut voir sur le blason de la commune, nul doute que Sainte Consorce de l’Escale au bord de la Durance est notre Sainte Consorce : « ses cheveux sont dorés, la main gauche tient une palme, la droite une bobèche et un chapelet est passé autour du poignet droit ».