« La Petite Boulangerie » c’est fini!

La lettre apposée sur la vitrine ne fait aucun doute : début mars il n’y aura plus de Petite Boulangerie à Sainte-Consorce.

Voici le texte du gérant, Jean-Christophe :

« Chers clientes, chers clients,

C’est avec une immense peine que je vous annonce la fermeture définitive de votre Petite Boulangerie, début mars.

La baisse significative de la fréquentation depuis un an aura eu raison de votre commerce.

L’engagement quotidien de mon équipe pour faire vivre la boulangerie n’aura pas suffi à lui seul pour éviter le stress, la fatigue morale et les désillusions à propos de notre projet de village.

Sainte-Consorce est « un village dortoir », « on ne monte pas à Sainte-Consorce on y passe », voilà quelques-uns des termes entendus pour définir le village face à ce triste constat.

J’étais enthousiaste il y a trois ans lors de la reprise du commerce; je croyais en un commerce de proximité… je m’aperçois aujourd’hui que ce n’est plus vraiment le cas.

Je tiens malgré tout à remercier mes plus fidèles clients depuis trois ans. Soyez sûrs de ma reconnaissance.

Je tiens aussi à remercier chaleureusement mon équipe, Jean-Yves mon boulanger et fidèle complice, Maxime, mon pâtissier, innovateur et talentueux, Solène ma vendeuse du week-end avec sa joie de vivre.
Je leur souhaite bon vent pour la suite.

Votre boulanger, Jean-Christophe« 

En septembre ou octobre, lorsque j’avais assisté à une réunion de conseil municipal, la seconde personne présente dans le public était Jean-Christophe. Il avait sollicité une prise de parole à Mr le Maire avant le début de la séance pour relater de la situation de son entreprise.

Un appel au secours.

Face aux factures d’électricité, à une fréquentation en berne depuis la fin du COVID et au relèvement de son loyer communal, il n’y arrivait plus… Mis en redressement, il parlait d’une fin proche de son activité.

De quoi rester perplexe sur l’implantation de nouveaux commerces à Sainte-Consorce, car la situation n’est pas forcément reluisante ni pour le Proxi ni pour la boucherie.

Ne faut-il pas aborder la question de manière différente après des dizaines d’années d’essai dans cette configuration?
Le Centre-Bourg n’est pas sur un lieu de passage : de facto, les commerces vivotent.
Le village a de nombreux voisins dans un rayon immédiat : ceci est dû à l’étroitesse de son territoire. Du coup, les opportunités pour se fournir dans d’autres commerces d’alimentation de communes voisines sont assez nombreuses.
Les réflexions sur le PLU en cours risquent de ne pas changer grand chose à ce contexte géographique….

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Vous pouvez répondre au sondage! Mais si vous préférez en dire plus sur cette fermeture de commerce ou pour compléter le sondage, vous pouvez laisser un commentaire en bas de cette page.

A partir du 11 mars prochain, un dépôt de pain, de viennoiseries et de pâtisseries sera proposé par la boucherie Chapelle de Sainte-Consorce. Vous pourrez également vous procurer le journal « Le Progrès » dans ce commerce.

Évolution démographique à Sainte-Consorce depuis 1801

 
L’évolution du nombre d’habitants dans la commune est connue grâce aux recensements effectués sur la population depuis 1801. L’INSEE est en charge des recensements depuis 1999. L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques est une direction générale du ministère de l’Économie et des Finances. Il a pour mission de collecter, analyser et diffuser des informations sur l’économie et la société française sur l’ensemble du territoire.

Evolution démographique de Sainte-Consorce à partir de données issues de différentes sources dont celles de l’INSEE

Ce graphique retrace l’ensemble des statistiques depuis 1801. De manière générale, on peut remarquer :

  • La chute importante de la population (40%) suite à la scission du territoire avec Marcy le Loup de 1872 : la division du territoire en deux parties égales de 5,8 km2 chacun a amputé la population de 314 habitants sur les 774 recensés en 1866.
  • La légère décroissance du nombre d’habitants jusqu’en 1960 : quid du baby-boom ? Il n’y a pas eu d’effet sur le nombre d’habitants à l’issue de la Seconde Guerre mondiale . Quelles en sont les raisons ? A cette époque, les villes grossissent plutôt bien au détriment des campagnes. 
  • Une croissance en nombre d’habitants : de 410 habitants en 1966 à 2147 habitants en 2024. 

Ce second graphique montre plus distinctement les étapes clés de cette évolution. Il indique les pourcentages annuels moyennés du nombre d’habitants basés sur les recensements qui ont lieu tous les 4 ans désormais, et qui avaient lieu tous les 5 ans auparavant. 

Evolution annuelle du nombre d’habitants (1806-2024)

Comment le calcul est-il réalisé? Si on prend l’exemple de la période 1866-1871, à l’époque de la scission du territoire de Sainte-Consorce avec Marcy-Le-Loup, la population a diminué de 40,6% passant de 774 à 460 habitants. Le recensement a lieu tous les 5 ans à l’époque, ce qui nous fait une évolution négative de 8,1% par an du nombre d’habitants sur cette période. D’où l’expression « Evolution annuelle moyennée ».

On se rend compte sur ce graphique des étapes fortes de l’évolution démographique de Sainte-Consorce :

  • 1966 puis 1971 ont constitué les années « phare » de l’expansion démographique (8,5% par an): c’est le retour à la nature ou la possibilité de construire sa maison via la construction de lotissements et d’habitations sur des parcelles en moyenne de 1500 à 2000m2.
  • cette tendance va se poursuivre jusqu’à la fin des années 90 avec des évolutions annuelles du nombre d’habitants situées entre 2 et 3%.
  • depuis le début des années 2000 et jusqu’en 2016, c’est moins de 2% de croissance démographique, un taux au plus bat depuis 50 ans.
  • entre 2016 et 2020 un sursaut à 1,7% est effectué principalement à priori avec les 2 immeubles construits avenue des combattants et rue des Monts
  • en 2024 et par rapport à la période 2020-2024 cette fois-ci, l’évolution n’est plus que de 1% par an : l’effet de l’immeuble de la rue de Verdun et de ses 35 appartements vraissemblablement.

Dès lors, on ne peut pas dire que « le nombre d’habitants stagne, voire qu’il est en baisse » : le nombre d’habitants n’a jamais été aussi élevé et le pourcentage d’augmentation de la population est de 1% sur les quatre dernières années (2020-2024). Mais il est vrai que cette croissance démographique est en panne depuis le début des années 2010.

Evolutions démographiques comparées de Sainte-Consorce et Marcy-l’Etoile (1968-2024)

Quel est l’objectif de taux de croissance de la population? Y a t-il lieu d’être pessimiste sur ce taux de croissance démographique ? Marcy-l’Etoile notre soeur de sang vit depuis 2016 une décroissance du nombre de ses habitants alors qu’elle est, selon les classements d’attractivité, bien mieux placée que Sainte-Consorce.

Sainte-Consorce dans le Top 30 des Villes Familiales près de Lyon

Éducation, immobilier, environnement, transports, loisirs, santé, sécurité… Parmi 138 communes de plus de 1500 habitants situées à moins de 30 minutes du centre de Lyon, Le Figaro s’est essayé à classer les communes selon différents critères importants pour des jeunes parents.

Les Lyonnais sont intransigeants. Si leur ville a d’indéniables atouts, ils sont aussi obligés de composer avec certains inconvénients : air pollué, manque de nature, insécurité, logement exigu et cher ou pénurie de crèches… L’arrivée d’un bébé peut être un argument pour déménager loin de cette effervescence parfois épuisante et vivre dans un environnement propice au bien-être. Mais quelles sont les communes aux alentours de la cité des Gones à privilégier quand on veut fonder une famille ? Toutes ne présentent pas les mêmes intérêts. Le Figaro a comparé la qualité de vie de 138 villes et villages situés à moins de 30 minutes de Lyon sur la base de 34 critères importants pour les jeunes parents et ceux qui vont le devenir.

Je n’évoquerai ici que le classement de Sainte-Consorce et des communes avoisinantes parmi ces 138 communes avec le tableau ci-après comportant les 3 critères les plus favorables pour les communes proches. Je vous laisse le soin de découvrir l’étude sur le site Le Figaro afin de noter toutes les subtilités de l’étude et les critères qui ont été choisis. A noter qu’un coefficient est ensuite appliqué à chacun des critères pour aboutir au classement final.

Sainte-Consorce classé 26ème c’est pas si mal! c’est même très bien… Derrière Marcy-l’Etoile et La Tour de Salvagny mais devant Lentilly et Charbonnières, c’est bien plus étonnant surtout au niveau des transports!

Il faut dire que pour les transports c’est la durée en minutes et en voiture de la mairie de chaque commune à l’Hôtel de Ville de Lyon le vendredi 16 août 2024 à 8h qui est pris en compte! Avec toutefois un bonus supplémentaire quant aux possiblités en bus, métro, tram, etc…

Les catégories où Sainte-Consorce le mieux classé? Sécurité et Education. Et celles où nous sommes le moins bien classé? La Santé et l’Immobilier. A noter que nous sommes exaequo avec Marcy-l’Etoile pour ce qui concerne les Transports (74ème) et l’Immobilier (110ème)

Quand on regarde un peu ailleurs sur le web on découvre qu’il existe beaucoup de classements en tout genre vis à vis des communes. Ainsi celui de l’association des villes et villages « où il fait bon vivre » a aussi son classement, son label, ses critères. Effectué sur 34 808 communes, il déterminer la position de chaque ville à l’aide de 187 critères répartis dans onze catégories : qualité de vie, sécurité, santé, transports, commerces et services, transports, éducation, protection de l’environnement, finances et impôts locaux, solidarité, sports et loisirs, attractivité immobilière. Les critères ont été hiérarchisés selon l’ordre de priorité déterminé par les Français dans un sondage OpinionWay. Hélas, Sainte-Consorce ne figure pas encore dans les 3128 communes qui, grâce à leurs excellents résultats, sont éligibles au label des Villes et Villages où il fait bon vivre!

La Tribune de Lyon exploite aussi le filon des classements communaux. Ici c’est un classement des communes autour de Lyon favorable aux enfants : végétation , transports, pistes cyclables et sécurité pour les piétons sont les critères déterminants. C’est Marcy-l’Etoile qui arrive premier.

Dans l’Ouest Lyonnais, lorsqu’on parcourt ces différents classements on s’aperçoit que 5 communes reviennent inlassablement : Limonest, Ecully, Marcy-l’Etoile, La-Tour-de-Salvagny et Charbonnières-les-Bains.

L’église de Sainte-Consorce et son clocher

C’est en mars 1832 qu’est prise la décision de construire une nouvelle église à l’emplacement actuel. Cette décision a été prise par le nouveau conseil municipal après plusieurs constats :

  • l’église du « Vieux Bourg » est trop excentrée car située à l’extrémité du territoire (comprenant alors Marcy-Le-Loup)
  • la cloche de l’église, située dans un vallon, n’est pas assez audible
  • l’église est trop petite pour accueillir tous les paroissiens
  • elle est en très mauvais état. D’ailleurs la cloche a été retirée et le clocher démonté deux ans plus tôt…

C’est à l’aide de dons effectués par les membres du conseil municipal Etienne VULDY, Benoît GERVAIS, Benoît ASSADAS, Gaspard TABARD, Pierre SIMON et le curé de l’époque Jean-Pierre ROBERT qu’a été réalisé l’achat du terrain pour la nouvelle église. C’est grâce à la vente de l’ancienne église et aussi à une souscription volontaire au niveau de la population que commence la construction de la nouvelle église en février 1834, sans aucun denier de la commune.

Lors de la construction la foudre provoque la chute du clocher entraînant des détériorations au niveau de la structure du bâtiment. L’église sera néanmoins ouverte au culte en mars 1835 et c’est en 1853 que sera consolidé le mur de façade à l’aide de quatre contreforts sur proposition de l’architecte du département. Ces derniers portent les inscriptions « SC » et « SE » (Sainte Consorce et Saint Etienne).

En 1893, grâce au legs d’un ancien curé de la paroisse J-E AUDOUY et par le conseil de Fabrique (c’est ainsi qu’on nommait le groupe de Clercs et de Laïcs chargés de l’administration de la Paroisse) « la municipalité demande à un architecte lyonnais un devis pour la construction de la flèche : la réception des travaux eut lieu le 21 février 1895 ».

Jusqu’en 1909, le clocher ne comportait pas d’horloge. Là encore, un bienfaiteur de la commune ou de la paroisse se manifeste (un rentier lyonnais au nom d’Antoine DUFOUR) pour que soit installé une horloge à la flèche de l’église à la seule condition que son installation soit réalisée dans l’année…

1834 : début de la construction de l’église actuelle

1835 : ouverture au culte

1853 : consolidation d’un mur de façade

1895 : réalisation du clocher

1909 : installation des quatre cadrans d’horloge

Bilan 2024 pour les PFAS sur Sainte-Consorce et l’UDI Sud Ouest Lyonnais

Quel est le bilan de la qualité de l’eau distribuée en 2024 vis-à-vis des PFAS ?

L’Agence Régionale de Santé a édité le bilan 2024 pour l’ensemble de la Région Auvergne-Rhône-Alpes mais aussi pour l’ensemble des communes de l’UDI Sud-Ouest Lyonnais : Sainte-Consorce, Grézieu-la-Varenne, Pollionnay, Thurins, Brindas, Messimy, Chaponost, Soucieu-en-Jarrest, Vaugneray et Brignais.

L’ARS met à disposition deux documents : un tableau synthétique annonçant la conformité ou la non-conformité vis à vis des PFAS et un tableau de mesures effectuées au niveau des stations et communes.

On rappelle qu’un plan d’action avait été élaboré par le SIDESOL fin 2023 pour diminuer le taux de PFAS. L’objectif est de ne pas dépasser 100 nanogrammes par litre ou 0,1 microgramme par litre (seuil de gestion). Grâce à une nouvelle interconnexion avec Eau Publique du Grand Lyon (eau de Crépieux-Charmy), une sorte de mixage est opéré pour diminuer l’apport de Ternay trop chargé en PFAS.

Tableau synthétique :

Le tableau de synthèse nous indique fin 2024 que l’eau distribué par Suez est conforme. On pourrait donc penser que les valeurs mesurées soient bien inférieures au seuil de gestion de 100 nano grammes par litre. En regardant de plus près les valeurs mesurées (second document de l’ARS), on s’aperçoit que ce seuil de gestion est finement géré avec le mixage des eaux. Pour les différentes mesures effectuées dans l’année sur la zone du SIE Sud-Ouest Lyonnais les valeurs mesurées sont inférieures mais très proches du seuil de gestion. Par exemple pour Sainte-Consorce en octobre 2024 la mesure réalisée est de 95 nano grammes par litre soit très proche du seuil 100 nano grammes par litre !

Tableau de mesures :

SIE Sud-Ouest Lyonnais (mesures 2024)

L‘ARS indique, par ailleurs, que « la limite de qualité réglementaire n’est pas une valeur sanitaire. La limite de qualité réglementaire de 100 nano grammes par litre correspond à une valeur de gestion : il n’est pas naturel de trouver des PFAS dans l’eau. Leur présence est indésirable – indépendamment de l’évaluation d’un risque éventuel – et en conséquence leur concentration doit être aussi basse que possible ». A bon entendeur, salut !

Par ailleurs, vous pouvez retrouver les différents paramètres sur la potabilité de l’eau de la commune ici.

Environnement : qui fait quoi au niveau de l’administration ? Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

12 mars 2024

Qui fait quoi au niveau de l’administration ?

Les contrôles de la présence de PFAS concernent plusieurs domaines : les rejets industriels, l’eau de consommation, les milieux (air, sols, milieu aquatique), les denrées alimentaires, etc.

La surveillance de l’eau de consommation est assurée par l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes qui agit pour le compte des Préfets de département. Elle assure le pilotage du contrôle sanitaire de l’eau avec des laboratoires agréés et émets de recommandations en cas de besoin.

La surveillance des denrées alimentaires, notamment celles qui sont commercialisées est assurée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Forêts (DRAAF) Auvergne-Rhône-Alpes.

La surveillance des milieux et sur les sites industriels est assurée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), Auvergne-Rhône-Alpes.

Il s’agit donc d’un travail et d’une coordination interministérielle, assurée par les préfets de département et par la préfète de la région.

Quel plan d’action pour réduire le taux de PFAS au niveau de l’eau distribuée à Sainte-Consorce ?

L’ARS précise que « la Personne Responsable de la Production ou de la Distribution de l’Eau (PRPDE) est la responsable directe de la qualité de l’eau distribuée qu’elle est tenue de vérifier ; en cas d’anomalies, elle doit prendre des mesures correctives, informer les usagers, le maire, le préfet et l’ARS ».

Il revient donc aux exploitants de mettre en œuvre un plan d’action destiné à rétablir la qualité de l’eau distribuée « dans les meilleurs délais ». Ils sont tenus d’agir sous deux mois et de faire réaliser les travaux dans les trois ans. 

Le SIDESOL (Syndicat Intercommunal de Distribution d’Eau du Sud-Ouest Lyonnais), présidé par le maire de Vaugneray Daniel Jullien (PRPDE), envisage des améliorations en plusieurs étapes :

  • diluer son eau avec celle de la Métropole prise à Saint-Genis-Laval et Brignais, l’eau de la nappe du Garon. « Pour cela il faut créer une interconnexion en mettant en place des vannes pilotables de gros diamètre. Cela va nous coûter 300 000 euros et devrait être réalisable d’ici le mois de mai. »
  • Deuxième chantier à envisager avec de lourds travaux, ceux de l’usine de traitement des eaux du syndicat Rhône Sud, qui fournit un tiers de son eau au SIDESOL. L’objectif serait de modifier l’usine pour renouveler plus rapidement son charbon actif.
  • Enfin, à plus long terme encore, le SIDESOL va étudier l’implantation d’un nouveau puits dans une zone moins sujette aux PFAS, sur Millery. Mais cela, plutôt « à horizon cinq ou six ans ».

Reste la question de qui paie : car augmenter le prix de l’eau pour l’usager semble difficilement acceptable. « Il va falloir se poser cette question : qui finance ? Les usagers n’y sont pour rien. Là, on règle l’urgence, mais la pollution est apportée par les industriels, et il faudra trouver un financement potentiel à tout cela. »

Le SIDESOL aurait demandé des subventions à l’Etat et à l’Agence de l’Eau… A suivre !

Environnement Sainte-Consorce : que sont les PFAS et où les trouve t-on ? Quels impacts sur la santé?

12 mars 2024

Que sont les PFAS?

Les substances per- et polyfluoroalkylées, aussi appelés perfluorés, polyfluorés ou polymères polyfluorés, également connues sous le nom de PFAS, sont une large famille de plus de 4000 composés chimiques. Les PFAS contiennent tous des liaisons carbone-fluor très stables. Ils varient selon la longueur de leur chaîne carbonée. Ces liaisons chimiques stables en font des composés chimiques très peu dégradables une fois dans l’environnement.

Ils ont été inventés pour obtenir des caractéristiques extraordinaires : hydrophobes et hydrofuges, ils chassent l’huile, ils résistent au feu, et du coup sont très utilisés dans l’industrie. Du fait de l’utilisation variée de ces composés chimiques et de leur persistance, tous les milieux peuvent être concernés par des contaminations : l’eau, l’air, les sols, et la chaîne alimentaire.

Si vous ne vous êtes pas du tout intéressé encore à ce sujet visionnez cette vidéo, c’est un bon début !

Que sont les PFAS? source : theconversation.com

Où trouve t-on les PFAS?

La présence de PFAS dans l’environnement est due uniquement à l’activité humaine.

L’utilisation la plus connue des PFAS est celle d’antiadhésif pour nos instruments de cuisson – les fameuses poêles en Teflon. On les utilise également pour protéger nos meubles, tapis et textiles contre les taches (les produits de type « Scotchguard ».

Les PFAS peuvent être utilisés pour imperméabiliser une multitude de vêtements. Ils sont également présents dans certains cosmétiques dits hydrofuges ou « résistants à l’eau », comme le fond de teint. Plusieurs papiers et cartons résistants à l’eau ou aux graisses sont aussi traités aux PFAS et beaucoup de plastiques en contiennent.

Une excellente façon d’augmenter son exposition aux PFAS est de manger du maïs soufflé en sac chauffé au four au micro-ondes (le sac est traité aux PFAS pour résister à la graisse qui fait éclater le maïs). Bien entendu, tous ces produits risquent de se retrouver dans nos déchets. En conséquence, les sites d’enfouissement représentent des sources potentiellement inquiétantes de PFAS.

Enfin, les mousses anti-incendie formant une pellicule aqueuse, qui sont utilisées pour combattre les feux à base d’hydrocarbures (pétrole, gaz naturel), représentent une source majeure de PFAS. Les endroits où ces mousses ont été utilisées font face à des problèmes de contamination aux PFAS ; on parle ici de la plupart des sites d’entraînement des pompiers, plusieurs aéroports et de multiples bases militaires.

Toute la population est exposée à des niveaux variables. La principale source d’exposition reste l’alimentation, en particulier :
• la consommation de produits de la mer, de viande, de fruits, d’œufs ;
• la consommation d’eau de boisson.

Les traitements usuels des réseaux de distribution d’eau potable enlèvent très peu ou pas du tout les PFAS présents dans l’eau.

Quelles répercussions sur la santé humaine?

Concernant les effets sur la santé, la toxicité de ces composés chimiques est multiple : ils provoquent une augmentation du taux de cholestérol, peuvent entraîner des cancers, causer des effets sur la fertilité et le développement du fœtus.

Ils sont également suspectés d’interférer avec le système endocrinien (thyroïde) et immunitaire. Cet effet des PFAS sur le système immunitaire a récemment été mis en exergue par l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) qui considère que la diminution de la réponse du système immunitaire à la vaccination constitue l’effet le plus critique pour la santé humaine.

C’est une enquête de 2022 qui a révélé la présence de ces composés chimiques synthétiques dits « éternels » dans l’eau, l’air et le sol provenant de la vallée de la chimie, au sud de Lyon.

Sainte-Consorce du XIXème siècle à nos jours

En 1892, la statue de Sainte-Consorce est érigée sur un rocher dans un pré. Depuis cette plateforme vers l’est un large panorama s’offre à nous sur l’agglomération lyonnaise jusqu’au Bugey et la chaîne des Alpes . Le terrain où est implantée la statue de Sainte Consorce est propriété communale depuis 1911. La statue est constituée de pierre calcaire. La sainte, vêtue à l’antique, est coiffée d’un voile et chaussée de sandales. Elle est représentée montrant sa paroisse à Notre-Dame de Fourvière. Aux pieds de la sainte se lit le nom de l’hospice Saint-Etienne qu’elle fonda en Provence…  
 
Agriculteur de la seconde moitié du XIXème siècle, c’est pendant ses longues soirées d’hiver qu’ Antoine BRUN (1822-1900) s’adonnait à sa passion: la sculpture sur bois. Il a délaissé son travail ordinaire pour ce qui était sa passion. Plans reliefs de la ville de LYON, édifices lyonnais, nationaux, et internationaux les maquettes qu’il confectionne sont reproduits de visu, ou à partir de cartes postales et de photographies. Ses maquettes en bois (tilleul, noyer, bois divers) furent exposées à l’exposition internationale de LYON en 1914. Le musée Antoine Brun est situé dans la rue portant son nom également.

La mairie, l’école et le cimetière sont construits sur des terrains lui appartenant. 
Sa collection, décimée, est rachetée par le Conseil Général en 1972. Elle est exposée aujourd’hui dans le musée construit avec l’aide du Conseil Général et du Crédit Agricole : 160 maquettes y sont exposées, mais elles ne représentent que 30% de l’oeuvre de l’artiste. Le musée se trouve près de l’église et de la mairie. 
 
En 1900, l’activité économique de Sainte Consorce est constituée exclusivement de blanchisseries (vingt-cinq environ).  
 
L’actuelle école primaire est construite en 1974 et depuis, extensions de classes et aménagements de cantine ainsi que d’espaces sportifs se sont succédés (terrain de foot et city-stade). Dernièrement, des travaux de rénovation énergétique et l’installation de panneaux photovoltaïques ont fait entrer Sainte-Consorce dans le XXIème siècle.

Dates remarquables :  
1834 : début de la construction de l’église actuelle
1835 : ouverture au culte de la nouvelle église
1853 : consolidation d’un mur de façade (église)
1872 : séparation effective entre Marcy-Le-Loup et Sainte-Consorce par arrêté préfectoral
1895 : réalisation du clocher (église)
1909 : installation des quatre cadrans sur le clocher de l’église
1908 : arrivée de l’électricité au centre-village  
1911 : acquisition terrain de la madone et statue
1912 : premier programme d’éclairage public  
1924 : création d’une subdivision de sapeurs-pompiers  
1933 : les hameaux sont alimentés en électricité  
1944 : bombardement du 30 août  
1961 : adduction d’eau et assainissement  
1970 : création du syndicat de communes à vocations multiples des Monts du Lyonnais (SIVOM ex CCVL)  
1974 : création de la nouvelle école primaire
1975 : inauguration du musée Antoine Brun 
1979 : création de la zone artisanale (extension en 2019)
1988 : création de la salle d’animation

Sainte-Consorce avant la Révolution

Du Xème siècle à la Révolution, deux seigneuries exercent une emprise foncière, judiciaire et religieuse : la seigneurie ecclésiastique des chanoines de Saint-Just (Grézieu la Varenne) et la seigneurie de Laval.

Celles-ci nomment les prêtres de Sainte-Consorce et Marcy-Les-Loups (ou Marcy-Le-Loup).  

Les habitants de Sainte-Consorce connaissent successivement la peste en 1350 et en 1628, la famine en 1693, et une vague de froid exceptionnel en 1709.  

Du Moyen-Age à la Révolution, paroisse et village sont des notions qui se confondent. Le prêtre gère la paroisse qui représente l’unité administrative.
Le territoire est soumis à la juridiction spirituelle du prêtre. La communauté des habitants convoquée au son de la cloche de l’église du Vieux-Bourg se réunit en assemblée générale pour nommer ses représentants et débattre des problèmes du moment. Le prêtre est aidé de marguilliers dont la fonction principale est d’immatriculer les pauvres sur le registre d’aumône de l’Eglise.  
 
Le village de Sainte-Consorce est constitué principalement de hameaux. Le hameau du « Vieux-Bourg » occupe alors une position centrale par rapport au territoire.  
Les hameaux de Valency et Larny sont rattachés à Pollionnay en 1577 lors d’une transaction entre les chanoines de St Just et le seigneur de Pollionnay.  .  
 
La Révolution amène la création du département du Rhône pendant l’hiver 1789/1790. C’est au printemps suivant qu’une première municipalité est installée : Sainte-Consorce et le hameau de Marcy-Les-Loups ne font alors qu’une seule et même commune, Sainte-Consorce.

La suite va être un peu plus tourmentée…